Thursday 19 May 2022

Slow tourisme : réconcilier voyage et écologie

Les années 2020 marquent un tournant dans le secteur du voyage. En effet, devant les enjeux environnementaux et les impacts de la crise sanitaire, il doit se réinventer et faire émerger de nouvelles tendances. Apparu au début des années, le slow tourisme (ou slow travel prône une manière de voyager plus saine et plus respectueuse de la planète et des individus. Nouvelle tendance en plein essor, il pourrait bien être le renouveau du secteur.

 


Qu’est-ce que le slow tourisme ?

Le slow tourisme découle du mouvement de slow life, incarnant une nouvelle approche du voyage, une autre façon de concevoir ses vacances. Pendant longtemps, on a considéré qu’il fallait partir loin et voir le plus de choses possibles. On planifiait des journées chargées, multipliant les visites culturelles et autres activités, et on revenait aussi fatigués qu’avant de partir. 

 

Le slow tourisme est tout l’inverse. Il s’agit d’une façon de voyager solidaire, durable et responsable qui met le repos, la détente et l’art de prendre son temps au centre de la démarche. Ce sont des vacances pendant lesquelles on se déconnecte du quotidien pour se rapprocher de la nature, de la population locale et de sa culture. On prend le temps de faire des rencontres, d’échanger avec l’autre à la recherche de moments authentiques. 

 

Pour un week-end ou pour un long séjour, il s’agit d’abandonner l’idée de tout voir et tout consommer pour réapprendre à profiter.

Le slow tourisme, idéal pour les voyages en famille

Le slow tourisme est aussi bien adapté aux voyageurs solitaires, aux escapades en couple qu’aux vacances en famille. C’est l’occasion d’une parenthèse dans un quotidien qui va à 1000 à l’heure et de prendre le temps de se retrouver, de partager des moments ensembles. 

 

Exactement ce que l’on recherche quand on souhaite voyager en famille : prendre le temps pour chacun, retrouver les bons moments… et ne pas se stresser avec les enfants, incompatibles avec les notions d’horaires ou de planning culturel chargé. Le mot d’ordre est « pro-fi-ter ! »

Des voyages écoresponsables

 

Si le slow tourisme fait l’éloge de la lenteur, il répond aussi au besoin de voyager de manière écoresponsable et de réduire son empreinte carbone. Rester plus longtemps au même endroit, partir plus près, privilégier les moyens de transport les moins polluants comme les voyages en train, et sur place les mobilités douces, tout cela permet de continuer à découvrir le monde tout en préservant la planète

 

Et si l’on souhaite visiter une destination lointaine uniquement accessible en avion, le vol devra être rentabilisé par un séjour long et conçu pour limiter son impact écologique une fois sur place. Véritable pilier de l’écotourisme, le slow travel est une façon idéale de passer des vacances responsables en famille.

Partir près de chez soi

Si le slow tourisme est compatible avec tous les voyages, il met essentiellement en avant l’idée qu’il n’est pas nécessaire de partir à l’autre bout du monde pour découvrir un nouvel environnement. Ainsi, on privilégie les destinations proches de chez soi, accessibles en train, surtout pour des séjours de courte durée que l’on prendra le temps de découvrir.

 

Voyager près de chez soi devient alors aussi enrichissant que de visiter les destinations les plus exotiques de l’autre bout de la planète. Avec en bonus, de belles économies de temps et d’argent sur le trajet. 

 

Meilleur pour la planète, meilleur pour les finances, meilleur pour le moral ; et si le slow tourisme n’était finalement pas le good tourism ?